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Des dessous chics totalement bio

Un accord sur le coton issu de l'agriculture biologique entre les producteurs du Burkina Faso et trois grandes marques internationales va servir entre autres à fabriquer une gamme de lingerie feminine bio, révèle le quotidien Sidwaya.

La culture du coton biologique au Burkina Faso vient de franchir un pas décisif. L'Union nationale des producteurs de coton (UNPCB) et trois firmes de commercialisation et de transformation de coton biologique (Alok Industries, Mas Holding et Victoria's Secret) ont procédé à la signature d'un accord de partenariat, lundi 16 juillet à Ouagadougou. Dans le cadre de cet accord, qui durera jusqu'en 2012, le coton "100 % Burkina" sera transformé par Alok (Inde) et Mas Holding (Sri Lanka), dont la production devrait être commercialisée par la première entreprise de lingerie américaine, Victoria's Secret.

Le géant Alok Industries est le plus grand producteur de tissu et de broderie de l'Inde. Quant au groupe sri-lankais Mas Holding, il est le leader mondial de la fabrication de vêtements pour différentes marques, dont Victoria's Secret, Marks & Spencer, Speed, Nike et Adidas, et il est aussi le plus grand exportateur de textile de l'Asie du Sud. Pour cette entreprise sri-lankaise, ce partenariat avec l'UNPCB constitue le plus grand investissement privé jamais réalisé à l'extérieur. De l'avis du président de l'UNPCB, François Traoré, cet accord, au-delà des enjeux purement commerciaux et financiers, contribuera à l'amélioration des conditions de vie des populations productrices de coton biologique. "Ce coton permet à des femmes d'avoir des revenus", a-t-il souligné.

Ce coton est produit dans le cadre du programme de promotion et commercialisation que l'UNPCB met en œuvre en accord avec le gouvernement du Burkina Faso. Il vise entre autres à encourager des pratiques agricoles durables et rentables. Le coton biologique est produit à Tiéfora à l'ouest, dans le Loba au sud-ouest, dans la zone de Pô au sud et dans la zone de Fada N'Gourma à l'est.

Korotimi Sory, présidente de l'Association des productrices du coton biologique de Tiéfora, témoigne : "Cela fait trois ans que nous cultivons le coton biologique et nous avons des retombées positives de cette culture. A telle enseigne que, de 30 femmes au départ, nous sommes aujourd'hui une soixantaine. Grâce à l'argent que nous gagnons, nous arrivons à subvenir à nos besoins, qui se résument essentiellement à la scolarisation des enfants, l'achat d'ustensiles, l'alimentation, etc. Lorsque nous avons commencé, certaines personnes ont condamné notre choix du coton biologique, qui selon elles a des conséquences néfastes. Mais, aujourd'hui, beaucoup de ces personnes nous rejoignent, vu l'avantage que cela présente. Nous souhaitons qu'à l'issue de la signature de ce partenariat notre situation s'améliore."

Courrier international

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