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Accor met ses hôtels dans de bio draps

Apremière vue, c'est un hôtel milieu-haut de gamme tout ce qu'il y a de plus classique.

Un de ces établissements où l'on paie suffisamment cher sa nuit pour que l'eau, l'électricité et les ustensiles de toilette puissent y être abondamment consommés et même gaspillés. Sauf que le Novotel Paris Montparnasse est le premier du groupe Accor à arborer la norme «haute qualité environnementale» (HQE), encore inappliquée dans l'hôtellerie, et à inviter ses clients à «replacer sur le porte-serviettes» le linge de bain qu'ils désirent conserver. Autrement dit, à garder la même serviette plusieurs jours, comme à la maison, et éviter ainsi d'abuser de la machine à laver... Pour le reste, tout a été ici conçu pour consommer moins d'énergie sans même que le visiteur n'ait besoin d'y penser. Les ampoules sont basse consommation et ne s'allument dans les couloirs qu'à la détection d'une présence physique. Les moquettes et les meubles des chambres sont écolabellisés. En plus des 25 déjà équipés, 100 nouveaux hôtels Accor en France vont opter pour des panneaux solaires. Ce qui permet de bénéficier au passage d'un chèque de deux millions d'euros de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, sur les six investis dans l'opération .Le tout sur un budget de rénovation annuel d'Accor de 450 millions d'euros dans le monde. Autant dire que ces efforts environnementaux sont à la portée de ce géant de l'hôtellerie. Surtout qu'ils sont également rentables : grâce à des circuits d'eau mieux pensés et à un moindre débit de la douche ­ mais sans baisse de pression ­, on économise de 40 à 60 % sur la facture d'eau chaude et 30 % par rapport à la consommation énergétique d'une chambre de Novotel lambda. Au final, le surcoût de construction n'est que de 2 %, et la réduction d'émission de gaz à effet de serre représente 1 000 tonnes par an, soit «un trajet de 7 millions de kilomètres en voiture», comme le précise le patron d'Accor, Gilles Pélisson, en égrenant les savants calculs de son service développement durable. Avis aux amateurs de mignonnettes de whisky, le même se dit prêt à aller jusqu'à la suppression des minibars, responsables de 50 % de la consommation d'électricité d'une chambre. «Un vrai souci», explique-t-il, l'air grave. Quelques-uns des 3 800 établissements Accor dans le monde sont déjà passés à l'acte. Mais ils sont «situés au Nord», prend soin de préciser le directeur général. «Là où l'on n'a pas tout le temps soif.» 

www.liberation.fr

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