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Du bio à l'école et à l'hôpital

Fort d'une première expérience dans les garderies, le groupe Équiterre veut faire entrer la nourriture bio dans les écoles et les hôpitaux. Une dizaine de régions seront déterminées sous peu pour ce projet, celles de Québec et de Chaudière-Appalaches devraient en faire partie, a appris Le Soleil.

Le mouvement sera officiellement lancé à Montréal à l’automne avec sept écoles et un hôpital, indique la responsable du dossier chez Équiterre, Nadine Bachand. Ces établissements sont déjà connus, mais leur nom ne sera divulgué qu’au lancement.

Depuis quatre ans, Équiterre mène une expérience semblable dans les garderies. À ce jour, elles sont une quarantaine au Québec à y avoir adhéré. L’idée est de créer des partenariats entre les producteurs biologiques et les institutions. Dans un premier temps, ce sont les légumes qui sont ciblés.

Au cours des trois prochaines années, l’organisme environnemental veut tester différents modèles d’approvisionnement. Du matériel éducatif sera aussi mis à la disposition du personnel, des enfants et des parents des écoles, notamment.

« On veut parler d’alimentation responsable, tisser des liens entre les institutions et les fermes, développer une solidarité avec les producteurs. C’est toute l’idée de rapprocher les citoyens de l’agriculture, faire prendre conscience que l’alimentation, c’est beaucoup plus qu’un simple achat. On veut élargir derrière l’assiette : d’où viennent les aliments ? Qui les produit ? Est-ce qu’ils reçoivent un revenu juste ? » illustre Nadine Bachand.

Un comité conseiller suivra l’évolution de la démarche. Il inclut notamment trois ministères, Santé, Éducation et Agriculture, ainsi que diverses associations comme la Fédération des commissions scolaires, l’association regroupant les hôpitaux, l’Union des producteurs agricoles, Solidarité rurale du Québec et des chercheurs.

Équiterre veut mobiliser les réseaux de chacune des régions qui seront retenues. Selon Mme Bachand, il est quasi certain que Québec et Chaudière-Appalaches en feront partie.

La production locale est au cœur du projet, pour favoriser l’emploi dans la région. La chargée de projet cite à cet égard des statistiques canadiennes selon lesquelles il se perd deux fermes par jour au Canada. Cela permet aussi d’éviter que les produits franchissent de longues distances à bord de camions, ce qui serait tout à fait antiécologique.

« On espère qu’à chaque année, on pourra annoncer l’adhésion de cinq nouvelles institutions par région », note Mme Bachand.

Meilleur à l’hôpital ?

De façon générale, la nourriture servie dans les hôpitaux a la triste réputation d’être fade, mollasse, tiède, bref, peu appétissante. Le bio pourrait-il révolutionner cette cuisine ? C’est là un thème sur lequel la porte-parole n’ose s’avancer. La qualité des produits est une chose, la façon de les préparer et de les acheminer jusqu’au patient en est une autre…

Mais c’est certain, dit-elle, que le fait d’acheter des produits frais plutôt que prépréparés devrait contribuer à améliorer la situation.

 

 
www.cyberpresse.ca

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