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L'oestrogène des eaux usées modifierait l'identité sexuelle des poissons

Le rejet persistant de faibles concentrations d'hormones sexuelles femelles dans les lacs et rivières peut complètement décimer les populations de poissons sauvages, d'après une nouvelle étude réalisée par des biologistes canadiens.

Selon l'étude, publié lundi par Pêches et Océans Canada, des populations de ménés observées dans un lac expérimental du nord-ouest de l'Ontario ont commencé à s'éteindre après avoir été exposées à de petites quantités d'oestrogène synthétique, similaires à celles retrouvées dans les pilules anovulatoires.

Les poissons mâles observés ont commencé à produire des protéines d'oeufs, et des oeufs à un stade peu avancé ont même été retrouvés dans les testicules de certains poissons, y compris chez les plus grosses espèces comme les truites et les meuniers, qui ont de plus longues espérances de vie et s'alimentent de ménés.

Les hormones ont aussi amoindri la capacité du sperme des mâles, tandis que les femelles ont produit davantage de protéines d'oeufs, a indiqué une des chercheures.

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