La piscine bio pas dans le grand bain
Le procédé assurant l’élimination des bactéries par phytoépuration, sans chlore ni produits chimiques, n’a pas d’agrément.
Parmi les attributs du site touristique vert, figure le bassin de baignade écologique: une piscine bio, sans chlore, ni produits chimiques, garnie de plantes d’eau assurant l’élimination des bactéries par phytoépuration. C’est le procédé retenu par Huttopia à Rambouillet pour sa piscine de 200 m3. Mais, ce faisant, l’entreprise a mis les pieds dans le pédiluve: la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) des Yvelines ne sait pas comment classer l’objet.
C’est que les eaux de loisir sont soumises à deux réglementations: l’une s’adresse aux piscines ouvertes au public, l’autre aux bassins de baignade de type plan d’eau. «Dans toute piscine ouverte au public, une désinfection doit être assurée», signale la Ddass. Les piscines ouvertes au public sont généralement traitées au chlore, au sel, ou au PHMB, un substitut du chlore, moins irritant.
Si la piscine bio effraie plus d’un inspecteur de la Ddass, cela fait pourtant plus de vingt ans que les autorités allemandes autorisent ce type de bassin. Il existe plusieurs brevets (Bionova, Teich Meister,.) et techniques, à base de galets, d’algues, de jonc de mer. En France, de nombreux particuliers ont privilégié le bassin naturel à la piscine chlorée. Sans compter qu’une piscine écolo ne peut parfois coûter que 3 000 euros.
Pour les bassins publics, en revanche, on navigue en eaux troubles. En Haute-Savoie, la ville de Combloux s’est dotée d’un bassin municipal écolo de 1 000 m2 utilisant la technique de la phytoépuration. Après quelques couacs au démarrage, le Conseil supérieur d’hygiène public a donné, en 2004, un avis défavorable à toute nouvelle implantation d’un tel système en France. Mais depuis, la piscine de Combloux fonctionne parfaitement.
A Rambouillet, la Ddass des Yvelines a invité Huttopia à s’adresser. au ministère de la Santé. «Leur bassin ne rentre dans aucun cadre réglementaire connu», confie-t-on à la Ddass. «Cela semble séduisant pour une piscine peu fréquentée, mais en période de grande affluence, je suis sceptique sur le procédé», dit un inspecteur de la Ddass. Résultat, la piscine bio reste dans un siphon juridique.
Liberation
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coût d'une piscine écolo (alainp)
"Sans compter qu’une piscine écolo ne peut parfois coûter que 3 000 euros"
Faut être gonflé pour écrire ça, c'est loin de couvrir le prix du matériel nécessaire. Où voulez-vous emmener vos lecteurs ?
Allez donc voir sur passionbassin.com l'avis des propriétaires.
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