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Jean Massé, argriculteur dans l'Yonne, a fait le choix du bio depuis plus de 30 ans et il s'inquiète de l'arrivée des OGM dans le département : "avant, on faisait des bandes d'essai dans une parcelle chez un agriculteur volontaire ou pas. L'agriculteur enlevait parfois cette bande, où elle était fauchée par d'autres. Mais là avec les grandes parcelles, on a le sentiment qu'on veut vraiment imposer le maïs transgénique sur un grand territoire. le risque , c'est que toutes les semences soient OGM dans l'avenir et on n'aura plus le choix."
Ces premières cultures ont été inscrites au registre national des cultures OGM comme l'exige la loi. Mais si on sait qu'elle sont situées dans le canton de Bleneau, rien ne permet de déterminer la localisation précise et les exploitants sont anonymes. Francis Letellier, président de la FDSEA de l'Yonne, refuse de porter un jugement : " En tant qu'agriculteur, je ne suis pas étonné, en tant que représentant de la FDSEA, on n'a pas pris position sur cet état de fait. Ce qu'on veut, c'est que la recherche continue en plein champs, qu'elle soit très encadrée au niveau de l'état et qu'il n'y ait plus de destruction".
Et pourtant, Francis Letellier lui-même ne cultive pas d'OGM sur les 25 hectares qu'il exploite, par principe de précaution. Un principe que le collectif 89 Action Citoyenne et les Verts auraient souhaité voir s'appliquer en Bourgogne.
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